Un rappel des faits : L’association pour la sauvegarde de l’église Sainte Aldegonde de Bersillies voulait entre autre, rendre son aspect d’origine au clocher de l’église qui avait été démoli durant la guerre de 1914 par un obus. Après étude, la municipalité propriétaire du bien et coopérant, passa une commande à l’entreprise de charpente Michel LAMARQUE de Solre le Château pour différents travaux dont le remplacement de la partie haute du clocher par une flèche en chêne à l’identique de celle d’origine.
Le dimanche 2 mars 2008 Monsieur le Vicaire Episcopal, Jean-Marie LAUNAY, curé et doyen de la paroisse Sainte Aldegonde en Val de Sambre, bénissait en présence de la Municipalité, du Président de l’Association pour la sauvegarde de l’église Sainte Aldegonde et de nombreux paroissiens, la charpente de la nouvelle flèche du clocher (ph. 6032). Rapidement celle-ci s’habille de plaques de bois qui serviront à l’accrochage des ardoises (ph. 6159A).
Le mauvais temps perturba l’avancée du projet et ce n’est que le mardi 15 mars que, tôt le matin (au environ de 8 h 00), arriva au pied de l’enclos paroissial, un important moyen de levage d’une capacité de 100 tonnes (ph. 7134). Il fallu creuser dans le talus des emplacements pour loger les vérins porteur et stabilisateur de la grue (ph. 7136). Le poids de circulation de la grue étant réglementé, les contrepoids nécessaires à la portée étaient acheminés sur une plateforme (ph.7152).
Lors du démontage de l’habillage de l’ancienne toiture nécessaire à créer des points d’ancrage pour la soulever, une tôle de zing portait l’inscription d’un artisan ayant réalisé une réparation en 1980 (ph. 7167A). Coïncidence ou pas lorsque la toiture arborée de son coq se souleva, un coq du voisinage chanta deux fois (ph. 7199).
Le travail se déroula parfaitement sous l’oeil attentif du Chef de chantier (ph. 7262). Bientôt la flèche arrivait à son emplacement, il était 11 h 22 (ph.7295A).
11 h 45 les applaudissements soutenus des autorités présentes et des habitants de Bersillies félicitaient la fin de la manutention concrétisée par la pose d’un bouquet au sommet de la flèche (ph. 7335). Monsieur Michel VIENNE, l’architecte, arborait un large sourire de satisfaction d’un travail bien mené (ph. 7336).
Vestige par la conséquence d’un conflit mondial (ph.7340), sous un ciel exprimant un lointain passé, se dresse fièrement une flèche symbole du dynamisme d’une Association et d’une Municipalité (ph. 7343). Le travail n’est pas achevé, le coq doit retrouver sa jeunesse avant de reprendre sa place au sommet de la flèche du clocher.
Jean-Yves BOËZ