Chronique Biblique
La prière de la semaine
Histoire de la Paroisse
Agenda
Feuille du dimanche
Géographie de la Paroisse
Acteurs de la Paroisse
Vie de la Paroisse
Vie du Doyenné
Les étapes de la Vie Chrétienne
Au service du monde
Diaporamas
Contact
Nos liens

 
 

2nd dimanche de Pâques - Jean 20, 19-31


 

 L’Evangile de ce 2nd dimanche de Pâques se structure en deux parties :

      - l’apparition aux disciples

      - qui fait suite à l’apparition à Marie de Magdala, le soir du 1er jour de la semaine.

 

Les disciples sont rassemblés- peut-être au Cénacle, la chambre haute- « rassemblés en un même lieu » ce qui signifie le caractère ecclésial de l’apparition.

Les portes sont fermées par peur des Juifs….peur que la disparition du cadavre leur soit imputée ou pour quelle qu’autre raison.

 

 La notation met en relief cette situation de peur et le contraste du don de la paix.

Jésus vient : il l’a promis (Jo 14,28) . « Vous avez entendu ce que j’ai dit : je m’en vais et je reviendrai vers vous ». Jésus est là debout, ce qui signifie le triomphe sur l’état du gisant, indiquant la mort. Jésus est là DEBOUT, VIVANT, capable de se rendre présent aux siens quant il le veut. Ses premiers mots sont un souhait de PAIX (Shalom), c’est le don affectif du salut, de la joie, de la paix.

 

« Cela dit » introduit l’événement majeur : Jésus montre ses mains et son côté. Il n’y a plus de doute possible. C’est bien lui le Crucifié , aujourd’hui ressuscité des morts.

 «  La Résurrection suppose la croix. Celle-ci ne peut être éliminée, niée comme un mauvais rêve. La paix que Jésus apporte aux disciples intègre les traces de la passion »

                                                     (H. Van den Bussche)

 

La joie des disciples est compréhensible.
De nouveau, Jésus réitère le salut de paix et prononce la parole d’envoi en mission.

 

 

Nous avons là , deux types d’apparitions pascales :

- la reconnaissance qui cause la joie

- l’apparition de mission.

 

Jésus communique à ses disciples, la charge de continuer son œuvre ici-bas.

Il n’y a pas seulement continuité mais progression :

° peur des juifs : joie retrouvée à la vue du Seigneur

° la paix retrouvée : envoi en mission, la force de l’Esprit emplit les disciples qui sont investis d’une force divine.

N’avons-nous pas ici, un récit de création ? Recréés et mus par le même Esprit….. »celui que l’Envoyé de Dieu donne sans mesure » (3,34). Les disciples sont rendus capables de transmettre à leur tour, les paroles qui mènent les hommes à la Vie.  « C’est l’Esprit qui vivifie… les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie » (6,63)

 

Cette section se termine par le pouvoir de remettre les pêchés .

Certains (Marchandour) disent que pour éviter de nommer Dieu, on pourrait traduire :  « Tout homme à qui vous remettrez…..Dieu lui remettra… »

Les disciples reçoivent la puissance de PARDONNER ses fautes, au pêcheur repentant. Ils sont juges. Pardonner ou retenir. C’est un pouvoir de caractère ecclésial.

 

Replacé dans le contexte de Jean, c’est le pouvoir de conduire les hommes purifiés de leurs fautes, à la source de vie, afin qu’en s’unissant à la vraie Vigne, ils constituent le peuple saint de Dieu dans la foi et dans la charité (15,1-17)

 

Ainsi , le récit de Jean montre notre condition de croyants dans le monde.

 Par le don de la paix et la communication de l’Esprit, la communauté est porteuse de vie pour le monde ; à travers elle, s’actualise la présence permanente du Seigneur qui a triomphé de la mort et se tient debout au sein de son peuple.

 

C’est trop beau pour être vrai. Peut-être est-ce la pensée de Thomas. Il ne fait pas confiance à la parole de ses frères et il doute de la résurrection. Or, il était le premier à partir au combat (11,16). Nous pouvons comprendre la réaction de Thomas. La résurrection n’est pas naturelle. Il lui faut vérifier. Rappelons nous la réplique tranchante de Jésus (4,48) : «  Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez pas « .

 

Thomas exige d’avoir une expérience de l’ordre du merveilleux. Notons le contraste avec le disciple bien aimé, qui au tombeau vide « voit et croit », peut-être aussi avec la promptitude des disciples remplis de joie.

Huit jours plus tard, allusion aux assemblées eucharistiques.

Jésus vient et s’adresse de suite à Thomas, en répondant au désir du disciple. Comme pour Nathanaël, Jésus sait ce qu’il y a dans le cœur de Thomas. Jésus lui offre de satisfaire son exigence mais avec l’exhortation de devenir croyant.

 

Jésus invite Thomas à réagir  MAINTENANT en vrai croyant. Thomas a-t-il touché les plaies ?  Rien ne le dit.  Par contre éclate cette merveilleuse confession de foi :

« Mon Seigneur et mon Dieu ».

 Comme les autres premiers Témoins, Thomas a dû passer de l’incrédulité à la foi

                                     –Tu as vu- Tu as cru.

 

La section se termine par une béatitude « Bienheureux ceux qui croiront sans avoir vu »

C’est bien à nous que s’adresse Jésus. Comme Thomas, nous avons trop confiance en nous , souvent nous voulons vérifier de nos propres yeux.

Il nous arrive aussi de faire crédit à la parole d’un autre sans demander à voir par nous-mêmes.

 

 

Cette béatitude est la conclusion de tout Evangile. Il y aura toujours ce thème du voir et du croire. Le croire est l’essentiel, la condition normale du croyant.

 Que notre prière quotidienne soit peut-être simplement cette confession de foi :

« MON  SEIGNEUR  ET  MON  DIEU ! »

 

Heureux ceux qui ont vu le Ressuscité

et reconnu à ses plaies la Victoire,

Mais heureux sommes-nous

de croire sans avoir vu

et, sans le voir encore,

d’aimer Jésus, notre Sauveur.

Seigneur, tu es vivant

Nous t’avons reconnu

Au dernier jour, nous te verrons.

  

Que la Paix de Jésus ressuscité habite nos vies toute cette semaine, pour être témoins de la Résurrection au milieu de nos frères.

 

 

Article écrit par SABRINA BERTAUX publié le Dimanche 15 avril 2007 - 223 visites

Imprimer Ajouter aux favoris
haut de page - [ mentions légales ] [ contacter cathocambrai ] [ plan du site ] conception keeo.fr                     copyright © 2007-2008 tous droits réservés cathocambrai